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Chers camarades,

Cette veille de premier mai est une journée particulière pour nous qui sommes attachés à la fête du travail, à la symbolique dont elle est chargée, à l’héroïsme qu’elle commémore et aux perspectives de luttes qu’elle impulse.

Oui, chers camarades, si nous sommes toujours aussi déterminés que d’habitude à fêter le travail, il faut bien reconnaître que cette année la fête se déroule dans un climat morose.

Il y a d’abord les nouvelles inquiétantes qui nous viennent de France.

La candidate du Front National est plus proche que jamais de l’Élysée.

Le 7 mai, la patrie des droits de l’homme, le pays des lumières, la République d’Hugo et de Jaurès sera peut-être aux mains des nostalgiques de Pétain et de l’Algérie Française.

Comment on est-on arrivé là?

Les responsabilités quant à la résistible ascension de Marine Le Pen sont partagées.

1/ La banalisation de son discours a fini par banaliser sa candidature. Les médias et la droite sont largement coupables de ce côté-là. A force de faire du Le Pen light, la droite a été avalée par la bête immonde, balayée du second tour.

2/ On peut se faire plaisir en disant du mal des autres mais il faut savoir reconnaître nos torts. L’action de notre famille politique n’a pas été à la hauteur lors du quinquennat finissant. Notre déception aujourd’hui est malheureusement à la hauteur de nos espérances de 2012 avec l’élection du Président sortant.

Il a honteusement voulu la déchéance de nationalité.

Il nous aura fait subir la honte de la déchéance électorale.

Il est arrivé en disant que son ennemi était la finance.

Il part en nous la laissant comme seule alternative !

Cependant, camarades, même si cela ne nous enthousiasme pas, il est important qu’Emmanuel Macron soit élu, car le 7 mai le vote Macron sera, quoiqu’en disent certains, un vote anti-fasciste.

Et, pour nous, camarades, la lutte anti-fasciste primera toujours sur les éructations anti-systèmes. C’est aussi cela qui nous différencie des populistes !

Ensuite, plus près de nous à Liège, certains ont commis une double faute qui jette l’opprobre sur notre parti et nos valeurs.

Double faute d’abord parce qu’alors que les conditions de vie de nombre de nos concitoyens se détériorent, des représentants politiques ont détourné de l’argent public à leur profit.

Si d’autres partis sont impliqués, ceux qui ont organisé le système étaient PS. Leur absence d’éthique et leur arrogance sont incompatibles avec nos valeurs et ils sont désormais fort logiquement exclus.

Ce n’est pas le cas de leurs complices d’autres partis, et cela, il faut également le rappeler, chers camarades !

Double faute enfin parce que les honteux agissements de Gilles, Moreau et consorts ont durablement abimé l’image de l’initiative publique au niveau économique. Cela est particulièrement grave dans une société où les libéraux exigent, depuis des décennies, le démantèlement de l’Etat –et où ils sont, plus que jamais, sur le point d’y parvenir avec l’appui de leurs comparses flamingants !

Car confier toute entreprise au privé en pensant que cela sera meilleur pour l’intérêt des gens reste pour moi une illusion folle. Que croyez-vous qu’il se passe dans le calme calfeutré des bureaux des CEO des grandes firmes ? Croyez-vous que l’intérêt général y est ne fût-ce qu’évoqué ?

Je sais que ce n’est pas le cas. J’en veux pour preuve accablante les dizaines d’années d’impunité des dirigeants du tabac et des dirigeants de l’amiante.

J’en veux pour preuve les inégalités montant en flèche dans tous les pays où les privatisations sont terminées.

Nous devons défendre l’action publique de toutes nos forces, camarades !

Nous ne pouvons abandonner toute activité lucrative au privé et laisser cantonner l’action publique aux lambeaux d’un système de solidarité et de justice qui n’aurait plus que pour seuls bénéficiaires les plus faibles de nos sociétés.

C’est le mouvement impulsé aussi dans le domaine de la sécurité sociale, je pense ici à l’essor toujours plus grand des assurances-groupes et des assurances privées, je pense ici aux coupes sombres dans notre budget des soins de santé, qui vont pousser tendancieusement une partie de plus en plus grande de notre population vers des assurances privées.

C’est un mouvement de fin des solidarités. C’est un mouvement qui empêchera s’il aboutit tout rêve d’égalité !

 

Parlons un peu du MR et de la N-VA justement.

Car il n’est pas possible en ce 1er mai, où nous fêtons le Travail, de ne pas évoquer son adversaire irréductible : le Capital. Et ceux qui en sont ses plus fervents défenseurs !

Nous avons l’exécutif le plus à droite depuis la libération et le plus agressif vis-à-vis des plus faibles !

Les allocataires sociaux, les chômeurs, les travailleurs malades, les derniers arrivés sur le sol belge et les sans-papiers ont eu à subir les attaques du gouvernement Michel-Jambon.

Cela fera bientôt 3 ans qu’ils sont au pouvoir.

Trois années de régression sociale généralisée.

Il y a 3 ans, la Belgique, tristement avant-gardiste, a fait du Trump avant l’heure : elle a donné le pouvoir à des gens qui ne veulent pas « améliorer le bien-être de tous » mais bien « ajouter aux malheurs de certains ».

Comment évoquer l’action de ce gouvernement sans parler de la manière dont certains de ses plus illustres membres nous traitent ?

Quand je dis « nous », camarades, je ne parle pas même pas des socialistes, il est compréhensible qu’ils détestent le seul parti de ce pays capable de leur tenir tête !

Non, je parle bien en tant que Molenbeekoise bien disposée à ne pas laisser des sinistres individus comme Jan Jambon nous maltraiter.

Chers camarades, en ce jour où l’on sort les drapeaux rouges, je veux envoyer un message clair à ce Ministre de l’Intérieur trop habitué à marcher sur des paillassons bleus !

Molenbeek-Saint-Jean ne sera plus le défouloir de toutes les médiocrités,  Molenbeek-Saint-Jean ne sera plus l’excuse de tous les dysfonctionnements, Molenbeek-Saint-Jean ne sera plus, enfin, l’objet de diversion de politiques cherchant la division !

Je voudrais rappeler que les Molenbeekois ont donné une leçon de dignité face aux provocations politiciennes de ceux qui, malgré la salissure de leurs mains     – combien de fois n’ont-ils pas serré la main des Le Pen et de leurs semblables ?- voulaient « nettoyer » Molenbeek !

En plus de cette dignité que les Molenbeekois ont conservé malgré l’adversité, c’est à nous qu’il revient de les aider à retrouver la fierté!

J’ai l’ambition d’ouvrir une nouvelle étape politique.

Je veux une commune où personne ne longe les murs.

Une commune où l’autorité bâtit des ponts, où le vivre ensemble se transforme irréversiblement en construire ensemble, où nos ainés retrouvent le respect en même temps que nos jeunes retrouvent des perspectives !

Chers camarades, je sais que vous avez la conviction de la nécessité impérieuse du changement dans notre commune !

J’en termine en vous rappelant que c’est de la mobilisation que nous réussirons, tous ensemble, à mener que dépend étroitement ce changement !

Bon 1er mai camarades !